Et bien en réalité, tout le monde ! Sachez d’abord que mes dividendes représentent une part des bénéfices qu’une entreprise distribue à ses actionnaires. Nous allons voir dans les faits les conditions pour toucher des dividendes et les différents types d’actionnaires concernés.
Les conditions pour percevoir des dividendes
Être actionnaire d’une entreprise
Pour percevoir des dividendes, il faut avant tout être actionnaire, c’est-à-dire détenir des parts sociales ou des actions de l’entreprise. Que vous soyez un particulier ou une entreprise, en investissant dans le capital d’une société, vous devenez éligible à la distribution des bénéfices.
Détenir des actions à la date de détachement du dividende
La date de détachement du dividende, fixée par l’assemblée générale des actionnaires, est déterminante. Seuls les détenteurs d’actions à cette date précise pourront bénéficier du versement des dividendes. Si vous vendez vos actions avant, vous perdez ce droit.
Les différents types d’actionnaires concernés
Actionnaires individuels
Les actionnaires individuels, c’est-à-dire les particuliers qui investissent directement en bourse ou via des plans d’épargne en actions, peuvent percevoir des dividendes au prorata des actions détenues. Que vous possédiez des actions au porteur ou nominatives, vous êtes éligibles.
Actionnaires institutionnels
Les investisseurs institutionnels, comme les fonds d’investissement, les banques ou les compagnies d’assurance, sont aussi concernés par la distribution de dividendes. En détenant des parts importantes du capital des entreprises, ils perçoivent une part substantielle des bénéfices distribués.
La fiscalité des dividendes selon le statut
Pour les particuliers
Depuis 2018, les dividendes perçus par les particuliers sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30%, aussi appelé « flat tax ». Ce taux global inclut 17,2% de prélèvements sociaux et 12,8% d’impôt sur le revenu. Vous pouvez aussi opter pour l’imposition au barème progressif si cela vous est plus favorable.
Pour les entreprises
Les dividendes perçus par les entreprises sont soumis à l’impôt sur les sociétés (IS). Cependant, un régime de faveur appelé « régime mère-fille » permet, sous certaines conditions, d’exonérer les dividendes reçus d’une filiale. Ce dispositif vise à éviter une double imposition des bénéfices.
En conclusion, pour toucher des dividendes, il faut être actionnaire de l’entreprise à la date de détachement du coupon, qu’on soit un particulier ou un investisseur institutionnel. Les versements sont ensuite soumis à une fiscalité qui diffère selon votre statut. Bien comprendre ces mécanismes est essentiel pour optimiser sa stratégie d’investissement.



