LVMH, le géant du luxe derrière Louis Vuitton, Dior, Tiffany ou Sephora, a versé 7,50€ par action le 30 avril 2026 — le solde du dividende au titre de l’exercice 2025. Et la bonne nouvelle pour les actionnaires : le prochain rendez-vous est déjà connu, l’acompte de 5,50€ sera mis en paiement le 3 décembre 2026. On fait le point sur les dates exactes, ce que tu touches selon tes actions, et les résultats semestriels publiés le 27 juillet, qui montrent une croissance en accélération. Comme on le voit dans le Calendrier des dividendes CAC 40 2026, LVMH est l’une des rares valeurs du CAC 40 à verser son dividende en deux fois : un acompte en décembre, puis le solde au printemps.

Dividende LVMH 2026 : les dates clés et le montant exact
Le dividende LVMH au titre de l’exercice 2025 a été approuvé par l’Assemblée Générale réunie le 23 avril 2026, pour un montant total de 13,00€ par action — le même montant qu’au titre de 2024. Il se décompose en deux versements :
| Élément | Montant | Détachement | Paiement |
|---|---|---|---|
| Acompte (décembre 2025) | 5,50€ brut | 2 décembre 2025 | 4 décembre 2025 |
| Solde (avril 2026) | 7,50€ brut | 28 avril 2026 | 30 avril 2026 |
| Total au titre de 2025 | 13,00€ brut | — | — |
| Prochain acompte (décembre 2026) | 5,50€ brut | début décembre 2026 | 3 décembre 2026 |
Le solde de 7,50€ a été détaché le 28 avril 2026 (dernier jour de négociation avec le dividende : le 27 avril). Si tu as acheté l’action après le 28 avril, tu n’as pas touché ce versement — il fallait détenir le titre la veille au soir du détachement. À 480€ l’action (clôture du 7 août 2026), le rendement ressort à 2,71% pour le dividende annuel complet de 13,00€.
Combien tu touches avec 10, 50, 100 ou 1 000 actions ?
Voici le détail, versement par versement, pour savoir ce qui est tombé (ou tombera) sur ton compte-titres ou ton PEA :
| Actions détenues | Solde 7,50€ (30 avril 2026) | Acompte 5,50€ (3 déc. 2026) | Total 13,00€ |
|---|---|---|---|
| 10 actions | 75,00€ | 55,00€ | 130,00€ |
| 50 actions | 375,00€ | 275,00€ | 650,00€ |
| 100 actions | 750,00€ | 550,00€ | 1 300,00€ |
| 1 000 actions | 7 500,00€ | 5 500,00€ | 13 000,00€ |
L’action LVMH est éligible au PEA (ISIN FR0000121014, ticker MC.PA), ce qui te permet d’éviter la flat tax si tu ne retires pas tes fonds — on y revient plus bas.
Résultats S1 2026 : la croissance accélère au deuxième trimestre
LVMH a publié ses résultats semestriels le 27 juillet 2026, et le message est clair : après une année 2025 difficile, la machine se remet en marche. Le groupe réalise un chiffre d’affaires de 38,6 milliards d’euros au premier semestre, en croissance organique de +2% — et le mouvement s’accélère : +1% au T1, +3% au T2, et même +4% hors impact du conflit au Moyen-Orient.

Les chiffres clés du semestre (vs S1 2025) :
- Ventes : 38 644 M€ (-3% publié, +2% en organique — l’effet de change pèse à -5%, le périmètre à -1%)
- Résultat opérationnel courant : 8 691 M€ (-4%), soit une marge opérationnelle maintenue à 22,5%, un niveau très élevé
- Résultat net part du groupe : 5 697 M€, stable par rapport à l’an dernier
- Cash-flow disponible d’exploitation : 4 100 M€ (+2%)
- Dette financière nette : 8 245 M€, en baisse de 19%
La croissance organique de +2% sur le semestre peut sembler modeste, mais elle marque une vraie inflexion après une année 2025 marquée par la prudence des consommateurs chinois et un dollar défavorable. Le T2 confirme l’amélioration amorcée au second semestre 2025 : les États-Unis accélèrent, l’Asie (hors Japon) progresse fortement, le Japon est en croissance et l’Europe résiste.
Ce qui ressort par division
Montres & Joaillerie : la meilleure dynamique (+9% au S1, +11% au T2)

La division réalise la plus forte croissance organique du groupe : +9% au premier semestre, avec une accélération à +11% au T2. Le résultat opérationnel courant progresse de +9% à 831 M€. Tiffany enchaîne les succès avec ses lignes iconiques Knot et HardWear, tandis que Bvlgari a lancé Eclettica, qui génère un record de ventes. C’est aussi un signal intéressant : le haut de gamme repart, y compris dans la joaillerie très haut de gamme.

Vins & Spiritueux : le champagne et le cognac se reprennent (+5%)

Après deux années difficiles, la division Vins & Spiritueux renoue avec la croissance : +5% en organique au S1 comme au T2, avec un résultat opérationnel courant en hausse de +11% à 582 M€. Le cognac Hennessy profite de la bonne dynamique chinoise amorcée au Nouvel An chinois, et Moët & Chandon poursuit sa deuxième saison comme champagne officiel de la Formule 1.

Distribution sélective : Sephora continue de briller (+5%)
La division Distribution sélective (Sephora, DFS, Le Bon Marché) progresse de +5% en organique au S1 (+6% au T2). Sephora gagne des parts de marché dans de nombreux pays et a réussi son entrée en Belgique et en Croatie. Le groupe a par ailleurs engagé un allègement de son portefeuille : cession des activités DFS en Grande Chine, des concessions aéroportuaires de Los Angeles et San Francisco, et de DFS Okinawa.
Mode & Maroquinerie : -1% au S1, mais retour en terrain positif au T2 (+1%)

La division cœur de LVMH (Louis Vuitton, Dior, Celine, Fendi, Loro Piana…) reste en léger retrait sur le semestre (-1% en organique), pénalisée par les devises et le Moyen-Orient. Mais elle renoue avec la croissance au deuxième trimestre (+1%), portée par les États-Unis, le succès des premières créations de Jonathan Anderson chez Dior (dont le sac Cigale) et les nouveaux flagships Louis Vuitton à Pékin et Séoul. Le résultat opérationnel courant recule de -7% à 6 195 M€, mais la marge reste « à un niveau très élevé » selon le groupe. À noter : LVMH a signé un accord avec WHP Global pour céder Marc Jacobs.

Parfums & Cosmétiques : stable (0%)

La division est stable en organique au S1 (-1% au T2), avec une marge opérationnelle en légère hausse. Guerlain se distingue avec ses collections de parfums et l’accélération du rouge à lèvres Rouge G, tandis que Parfums Christian Dior bénéficie des lancements J’adore Intense et Dior Addict.

Pourquoi l’action reste en retrait malgré ces résultats
Malgré cette publication solide, l’action LVMH reste sur sa réserve : elle clôturait à 480,00€ le 7 août 2026, après avoir cassé son support des 474€ fin juillet dans la foulée des résultats du secteur. Le titre a nettement sous-performé le CAC 40 en 2025 (environ -9 points d’écart sur l’année), et la prudence du consommateur chinois comme l’effet de change défavorable continuent de peser sur les valorisations du luxe. C’est un point important à garder en tête : comme le montre notre analyse du dividende L’Oréal 2026, les leaders du luxe et de la beauté offrent des rendements modestes (1,9% à 2,7%) mais des dividendes très réguliers — et pour LVMH, la question est davantage la reprise de la croissance que la solidité du dividende, qui n’a jamais baissé depuis des décennies.
Fiscalité : ce que tu gardes réellement de tes 13,00€
Comme pour tous les dividendes d’actions françaises, tes 13,00€ par action LVMH sont soumis par défaut à la flat tax de 30% (12,8% d’impôt + 17,2% de prélèvements sociaux), sauf si tu détiens tes actions dans un PEA : dans ce cas, les dividendes ne subissent que les 17,2% de prélèvements sociaux tant que tu ne retires pas d’argent du plan — un gain sec d’environ 1,66€ par action chaque année. Pour le détail complet, consulte notre guide sur la fiscalité des dividendes.
Perspectives 2026 : un second semestre sous le signe de la confiance

Le groupe aborde la deuxième partie de l’année « avec une confiance renouvelée », selon Bernard Arnault, qui mise sur le renouveau créatif des Maisons (Dior, Celine, Loewe, Givenchy, Fendi) et sur la désirabilité retrouvée des grandes marques. Les moteurs de la reprise sont identifiables : la joaillerie en accélération, la reprise du champagne et du cognac, Sephora en croissance soutenue et le rebond américain. Les risques, eux, restent le change (l’euro fort a coûté 5 points de croissance publiée au S1), la consommation chinoise et le contexte géopolitique au Moyen-Orient. Pour les actionnaires, le calendrier est en tout cas verrouillé : 5,50€ par action le 3 décembre 2026, puis le solde au printemps 2027, dans la continuité des records successifs du CAC 40 qui profitent aussi aux versements de dividendes. Si tu veux comparer avec une autre valeur de services numériques qui a relevé ses perspectives cet été, notre fiche Capgemini 2026 montre un profil très différent (versement unique, rendement de 3,1%).
Verdict : pour qui est fait ce dividende ?
Le dividende LVMH 2026, c’est avant tout la régularité et la solidité : 13,00€ par action pour la deuxième année consécutive, porté par un groupe qui génère plus de 4 milliards d’euros de cash-flow d’exploitation par semestre et qui réduit sa dette nette de 19%. Ce n’est pas une action de rendement — à 2,71%, elle paie moins que la plupart des valeurs du CAC 40, et nettement moins que les meilleurs rendements du moment. C’est en revanche une action de croissance du dividende et de potentiel de reprise : si la consommation chinoise se normalise et que l’accélération du T2 se confirme, le marché pourrait revaloriser le titre.
En résumé : si tu cherches un flux de trésorerie régulier dans une entreprise de très haute qualité, LVMH se joue en deux temps — l’acompte de 5,50€ le 3 décembre 2026, puis le solde au printemps 2027. Vérifie les dates de détachement dans le calendrier des dividendes du CAC 40 pour ne pas acheter trop tard : pour toucher un dividende, il faut détenir l’action la veille du détachement, pas le jour du versement.